Parc archéologique de Guissona, zone Termes

Municipalité: Guissona.

Région: Segarra.

Chronologie: 2e siècle av. J.-C. – VI siècle ap. J.-C.

Promoteur: ICAC, Ajuntament de Guissona, UAB.

Dates: 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018.

Les différentes interventions archéologiques effectuées depuis ARQUEÒLEGS.CAT au parc archéologique de Guissona, ancienne ville romaine de Iesso (BCN), ont été localisées dans la zone correspondant aux bains publics de la ville. Les interventions ont été menées sous la direction de l'archéologue Oscar Trullàs, dans le cadre d'un projet de recherche dirigé par les professeurs Josep Guitart et Joaquim Pera.

Les différentes interventions effectuées dans ce secteur visent à identifier les zones et structures qui composent le bâtiment thermal de la ville, ainsi qu'à établir sa séquence chrono-évolutive au cours de l'histoire de la ville.

Les travaux scientifiques dans la région des thermes ont commencé l’année 1975 grâce à une équipe de l’Université de Barcelone dirigée par le Dr Josep Guitart. Avec les campagnes de fouilles menées entre 1975 et 1976, les restes d'un bâtiment interprété dès le début comme correspondant à un complexe thermal de caractère public ont été exposés.

Malgré l'importance des résultats obtenus à cette époque, les vestiges étaient couverts et la zone était à nouveau utilisée à des fins agricoles. À l'exception de certaines enquêtes menées en 1983 qui n'ont pas fourni beaucoup de données sur le complexe thermal, ce ne sera qu'en 2004 que les recherches archéologiques autour du bâtiment thermal public de la ville reprendront.

Nous nous trouvons face à un bâtiment thermal d'une superficie approximative de 1500 m2, présentant un minimum de trois phases de réforme entre le Ier et le IIe siècle de notre ère.

La construction du premier bâtiment thermal, moitié du Ier siècle avant JC, se déroulera dans un espace occupé jusque-là par un quartier de maisons républicaines. Ce premier moment n’a pas de certitude que sur certains points, cependant, les données disponibles permettent d’avancer dans son fonctionnement et d’établir l’ensemble des domaines qui l’intègrent.

Au cours de la deuxième phase, moitié I siècle après J.-C., c’est le moment où il y a une extension, une modification et sûrement une monumentalisation du bâtiment, ainsi que la survie de certains éléments de la phase précédente. Malgré l'utilisation des structures de la phase précédente, le niveau d'utilisation sera renforcé par la mise en décharge et la couverture des structures de la chronologie précédente. C'est également durant cette seconde phase que la natatio sera construite.

Enfin, nous trouverons une troisième phase de réformes, celle-ci pas trop connue, puisque nous nous retrouvons avec des structures pratiquement disparues ou très partiellement conservées (fin du Ier siècle de notre ère). Cela est dû à une nouvelle augmentation du niveau d'utilisation (environ 1 m).

Au cours de la troisième phase, ils modifient les zones liées au caldarium de la deuxième phase. Ainsi, ils construisent un petit bassin d'eau froide superposé en partie à l'ancien caldarium, ce qui les oblige à se déplacer vers le sud et à construire une nouvelle salle chauffée avec un système d'hypocauste superposé au précédent.